„Les peurs collectives sont souvent sans rapport avec la dangerosité de la maladie“

Je ne partage pas cette crainte, car l’homophobie a reculé dans les sociétés occidentales, il existe une acceptance croissante de la diversité dans les préférences sexuelles. Je ne crois pas à l’activation de l’homophobie par ce type…

Je ne partage pas cette crainte, car l’homophobie a reculé dans les sociétés occidentales, il existe une acceptance croissante de la diversité dans les préférences sexuelles. Je ne crois pas à l’activation de l’homophobie par ce type de maladie qui touche, en effet, en particulier des hommes ayant des relationship multiple. Depuis les années 1990, il ya une plus grande vigilance dans notre société vis-à-vis de certaines formes de disrimination. L’epidémie intervient dans un contexte où l’homosexualité s’est progressively normaliséet et, est moins sujete à des phénomènes de стигматизация.

Pourtant, n’y aurait-il pas un risque de retour en arrière, une similitude avec le Sida dans les années 1980?

Je ne pense pas, d’abord cette maladie ne tue pas. Certes, les simptoma sont invalidants pendant quelques semaines, même douloureux, sur le plan visuel ils peuvent avoir des expressions impressiones, ce qui a creé leur caractère télégénique, mais je doute que le grand public soit très inquiet. Il ya une forme de lassitude et de démotivation qui s’est instaliran après la longue epidémie de deux ans que nous avons traversée, avec tous les interdits, toutes les constraints, les masques, les tests, les passes sanitaires и т.н. Je ne suis pas sûr que la variole du singe ait la capacité de passionner les foules.

Qu’observvez-vous dans la dynamique de cette epidémie?

Лес възникващи вируси, sont par definition des agents que l’on ne connaît pas bien, dont on ne maîtrise pas les modes de contagions. Или, ce sont ces incertitudes qui retiennent l’attention de la population. Les peurs collectives sont souvent sans rapport avec la dangerosité de la maladie. Par exemple, he connaît tous les effets ravageurs du tabac, un fumeur sur deux en sera žrtve et singulièrement, ça n’inquiète pas les gens. En revanche le VIH, Ebola, Zika, le Covid-19 и т.н., ont tous suscité un grand interêtre. La seconde tendance, toujours la même, réside dans le fait que cette aversion pour l’incertitude nas incite à trouver des moyens de channeliser les peurs. La stigmatization de certains groupes, mais aussi la recherche de boucs émissaires, sont hélas, des formes classiques de régulation sociale de l’anxiété, comme si le malheur ou la maladie devaient forcément être associés à des comportements immoraux.

D’où la crainte d’un risque de rejet de la communauté gay?

Вероятно que les autorités sanitaires ont gardé en mémoire la stigmatization des homosexuels dans le contexte de l’epidémie de sida, et qu’elles craignent un retour de ces phénomènes. Rappelons-nous, le Covid au début a provocé un rejet de la communauté asiatique, cette epidémia a réactivé d’anciennes tensions sociales. На vu pendant les confinements des actes d’incivilités à l’égard des Parisiens deconfinés en région, sans parler des jeunes qui ont fait l’objet de discours dénigrants. Face à la variole du singe, le caractère peu létal de la maladie a un effet modérateur sur ces tendances à la stigmatisation.